Invités Débats

Nous aurons le plaisir tout le long de notre semaine de festival, de recevoir des professionnels de cinéma, comédiens, scénaristes, réalisateurs ou conférenciers pour venir parler et débattre avec vous des films et apporter leur éclairage particulier :

Xavier Seron, réalisateur et scénariste


Invité du festival les 28 et 29 mars, Xavier Seron, nous parlera de son premier long métrage, objet singulier et cynique en noir et blanc. Rendez-vous le mercredi 29 mars à 21h15.

Après des études de droit, Xavier intègre l’Institut des Arts de Diffusion (IAD). Très tôt, on note chez lui une prédilection pour l’humour grinçant et une certaine propension à tourner en noir et blanc. En 2005, « Rien d’insoluble », son film de fin d’études est sélectionné à la Mostra de Venise. Il réalise ensuite avec Christophe Hermans « Le crabe » et coécrit « En Compagnie de la Poussière » de Jacques Molitor qui sera sélectionné au festival de Locarno. A la demande de Bouli Lanners, il réalise « L’Eldorado selon Jean-Jacques », le « non making-of » du film Eldorado. En 2014, il réalise avec Cédric Bourgeois « Dreamcatchers », un documentaire sur des catcheurs belges. A partir de 2011, il commet avec Méryl Fortunat-Rossi plusieurs courts métrages : « Mauvaise Lune » (le film est nommé aux Magritte du cinéma belge et permet à Jean-Jacques Rausin de glaner quelques prix d’interprétation), « (Très) Mauvaise Lune », « L’Ours noir « (Méliès d’Argent et Magritte du meilleur court métrage de fiction) et tout récemment, « Le Plombier ». Dernièrement encore, avec Matthieu Donck, il réalise « Les Tubes ». Enfin, Xavier vient d’achever « Je me tue à le dire », son premier long métrage de fiction pour lequel son acteur, Jean-Jacques Raussin a reçu le Magritte du meilleur acteur 2017. Cette comédie noire et décalée est sélectionnée au Festival de Karlovy Vary dans sa prestigieuse section Variety Critic’s Choice, au FNC de Montréal dans la section Temps Ø ou encore à Sitges. Il a déjà remporté plusieurs récompenses, notamment le New Voices/New Visions Award au festival de Palm Springs ou le Best Director Award à Odessa. Depuis 2012, Xavier est également professeur à l’IAD où il encadre des films de fin d’études.


Déborah Lukumuena, actrice

Déborah Lukumuena  nous fait le plaisir, d’être parmi nous le jeudi 30 mars à 14h et le vendredi 31 mars 10h15 pour rencontrer et débattre avec les lycéens. Café citoyen prévu aussi à l’Archipel organisé par l’AAGESC le 30 mars à 18h30.

César 2017 du meilleur second rôle, Prix Lumière du meilleur espoir (2017), Prix d’interprétation féminine au festival de Carthage (2016)

Baccalauréat littéraire en poche, obtenu en 2012, Déborah Lukumuena s’engage dans une Licence de Lettres modernes à la Sorbonne Paris IV, avec pour première vocation de devenir professeur de littérature. Sentant son esprit voguer vers d’autres ailleurs, elle tombe sur une annonce à propos d’un rôle dans le premier long-métrage de Houda Benyamina, jeune réalisatrice qui, avec « Divines », sera lauréate de la Caméra d’or du 69ème Festival International du Film de Cannes mettant en compétition les Premiers films.

Après neuf mois de casting, Déborah Lukumuena se voit attribuer le rôle de Maimouna, personnage qu’elle préparera pendant un an et demi. Ce sont alors ses premiers contacts avec le jeu, la direction d’acteur, le processus d’identification au personnage mais aussi la première confrontation avec un metteur en scène exigeant. Cette jeune femme de 21 ans ne semble pas décidée à s’arrêter en si bon chemin : en parallèle de la sortie du film et sa promotion, elle rencontre plusieurs réalisateurs pour divers rôles et prépare le concours à l’entrée du CNSAD 2017 avec l’aide de Blandine Savetier. Nommée aux Césars 2017.


Jean-Luc Gaget scénariste, producteur et réalisateur

Jean-Luc Gaget animera le jeudi 30 mars à 20h45 un débat à l’issue de la projection de « L’effet aquatique » dont il a écrit le scénario.

César 2017 du meilleur scénario.

Jean-Luc Gaget commence très jeune comme assistant-réalisateur. Parallèlement, il réalise ses premiers courts-métrages et fonde la société de production Cinq et Cinq films avec notamment Laurent Bénégui et Luc Pagès. Il devient par la suite chef monteur, tout en continuant à réaliser ses propres court-métrages dont beaucoup seront primés (César, Festivals de Clermont-Ferrand, Cannes, Montréal, Brest, Aix en Provence, Rennes…), et à écrire des scénarios pour d’autres. Cinq et cinq films devient Magouric, société de production qui va produire entre 1993 et 2005 courts et longs métrages. Il est le chef monteur de plusieurs courts et longs-métrages, mais aussi producteur exécutif (Mille bornes d’Alain Beigel ) et acteur occasionnel. Il aborde en 2000 la réalisation de son premier long-métrage « J’ai tué Clémence Acéra », qui sort en avril 2001 sur les écrans. À partir de 2002, il se consacre essentiellement à son activité de scénariste et dialoguiste. Il écrit pour le cinéma et la télévision, notamment pour Sólveig Anspach, Lucas Belvaux, Pascal Chaumeil, Laurent Bénégui, Agnès Obadia, Edwin Baily, Olivier Guignard, Alain Beigel, Sophie Laloy, Catherine Klein, Charles Najman, Blandine Lenoir, Éric Woreth, Raphaëlle Moussafir, Jean-Teddy Filippe, Yann Le Quellec. Le programme de 2017 s’annonce déjà riche avec deux nouvelles collaborations : celle avec Agnès Jaoui dans l’écriture du scénario d’ »Aurore Tabord », réalisé par Blandine Lenoir et avec Anais Desmoutiers pour « Cornélius le meunier Hurlant » de Yann Le Quellec.


Ludovic et Zoran Boukherma, Marielle Gautier, et Hugo P. Thomas, réalisateurs


Ludovic et Zoran Boukherma, Marielle Gautier et Hugo P.Thomas, nos invités du vendredi 31 mars à 14h et du samedi 1 avril à 18h30, débattront avec lycéens et grand public de leur premier film, Willy 1er,et des ressorts d’une réalisation à 4. Ils échangeront également sur les thématiques abordés au travers du regard si particulier du personnage principal.

« Rencontrer Daniel Vannet, c’est rencontrer un homme tout sauf ordinaire. Il traîne la jambe, sa gueule est cassée, il parle avec un accent chtimi à couper au couteau. On est très intimidé la première fois. Cette présence, ce charisme singulier d’acteur qui s’ignore nous intéressait avant tout. En plus d’être une profonde source d’inspiration et un mélange de drame et de comédie dont on raffole au cinéma, le parcours de Daniel était pour nous une réjouissante promesse de revanche, de pied-de-nez au déterminisme. On a la vingtaine, on vient de la campagne, on réalise à quatre, c’est plutôt inhabituel et parfois c’est difficile à faire comprendre. Faire un film avec Daniel, comme un bras d’honneur au destin, c’était donc une perspective totalement réjouissante pour notre premier long métrage » explique le quatuor de réalisateurs de « Willy 1er », cinéastes qui partagent le goût du cinéma populaire et qui ont appris cet art à l’école de Luc Besson. Ils se sont distingués avec deux premiers courts-métrages, « Perrault, La Fontaine et mon Cul ! » et » Ich bin eine Tata », sélectionnés au festival de Clermont-Ferrand en 2015.

Daniel Vannet, déjà héros de ces films, avait d’ ailleurs été récompensé pour ses performances par le prix d’interprétation masculine à Clermont-Ferrand.


Jacques Trabi, réalisateur, scénariste et producteur

Jacques Trabi sera l’invité du festival et viendra débattre après la projection de Sans regret, le dimanche 2 avril à 18h30

Jacques Trabi est un scénariste, réalisateur et producteur franco-ivoirien, il enseigne d’abord les mathématiques et les arts martiaux (Tae-kwondo), avant d’intégrer l’ESRA de Paris (École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle) en 1995. En 1997, il écrit, réalise et produit son premier court, « Bouzié »  (À ma mère), qui remporte le Prix du Meilleur Court métrage au Fespaco 1997. En 1999, il démarre la réalisation de son deuxième court métrage, « Bol d’amour », sélectionné au FIPA 2002. Il produit plusieurs films documentaires, institutionnels et de fiction sous la bannière de Parenthèse Films. Désormais à la tête de Bouzié Films, il coproduit et réalise son premier long métrage en 2013 « L’Amour en bonus », une comédie romantique ivoirienne. Puis, il réalise en 2015 « Sans regret », son second long métrage, qui reçoit le Prix spécial du Jury ( Long métrage de fiction) au 5ème Festival du film africain de Louxor en 2016, après un succès d’estime au Festival international du film de Marrakech en 2015 où il est sélectionné dans la section Coup de cœur.

Il a également coécrit avec David Moreau le scénario du long-métrage, « Le Voleur », un polar psychologique, réécrit par Iris Ducorps, produit par Bouzié Films.


Vous retrouverez également les amis et fidèles du festival :

Gaël LABANTI




Gaël Labanti exerce le poste de chargé de mission cinéma et audiovisuel à la MJC d’Annonay. Il est depuis septembre 2003, le directeur artistique du Festival International du Premier Film d’Annonay créé en 1984, l’une des plus importantes manifestations cinématographiques de la Région Rhône-Alpes. Pour la troisième année consécutive, il nous rejoint et animera avec Xavier Seron, réalisateur, le débat après projection de « Je me tue à le dire », un premier film qu’il soutient avec passion. Gaël Labanti sera aussi aux côtés de Déborah Lukumuena, actrice de « Divines », le jeudi 30 mars lors des rencontres avec le public. Il présentera également Theeb et 3000 nuits les 29 et 30 mars. Il devient un habitué précieux des Rencontres.


Xavier NATAF


On peut considérer Xavier Nataf, directeur de Judaïciné et du Fonds social juif unifié comme un ami précieux des Rencontres. Sa fine connaissance de ce jeune cinéma israélien qui émerge depuis une quinzaine d’année sur la scène internationale et sa compréhension des enjeux complexes d’une société juive en perpétuel mouvement, éclairent les débats d’après projection d’un regard passionné et argumenté. Il faut avouer que ce cinéma ne s’interdit ni les sujets polémiques, ni les problématiques sociétales jouant sur un absurde ravageur. Cette année encore, nous comptons sur Xavier Nataf, producteur radio et interviewer hors pair à ses heures, pour rendre hommage à Ronit Elkabetz à l’issue des projections de « La vie de la fanfare » (16h) et « Sept jours » (18h30), le dimanche 2 Avril.



Dominique CHANSEL

C’est un véritable ami de nos Rencontres qui revient chaque année présenter des œuvres rares, méconnues, oubliées. Il a choisi d’accompagner les 29, 30 et 31 mars « Alias Marias » et « Chala, une enfance cubaine », films d’Amérique Latine, terres qu’il connaît bien et qu’il affectionne, le film égyptien « Clash » le jeudi 30 mars à 10h, le film luxembourgeois si particulier « La supplication » et Jean-Luc Gaget dans le débat après projection de « L’effet aquatique » le jeudi 30 mars à 20h45. Avec lui, c’est toujours l’occasion d’en apprendre toujours plus sur l’histoire du cinéma et des auteurs. Un immense Merci à Dominique Chansel pour sa fidélité et son soutien à notre festival !

Un monde à voir

Du 28 au 4 avril 2017